Serge Dassault et Georges Tron : François Durovray doit sortir de son silence !

Communiqué

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Depuis plusieurs mois, nous attendons avec impatience une prise de paroles courageuse de François Durovray sur la situation judiciaire de 2 membres de sa majorité.

A l’heure des leçons de morale budgétaire assénées à l’encontre de l’ancienne majorité par la nouvelle équipe, c’est le silence total sur la situation judiciaire scandaleuse de Serge Dassault. Celui-ci a été condamné en première instance à deux millions d’euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité pour blanchiment de fraude fiscale. S’il a fait appel, il n’en est pas moins condamné et donc, pour l’instant, présumé coupable jusqu’à la tenue d’un nouveau procès. Rappelons aussi que l’entreprise « Dassault aviation » a été épinglée dans le cadre des «Paradise papers » pour des pratiques  d’optimisation fiscale à la limite de la légalité condamnable moralement.

Dans le climat actuel de libération de la parole des femmes sur les actes de violence et de harcèlement sexuels, le Président ne s’est exprimé ne s’est pas plus exprimé pour assurer les Essonniens de sa vigilance à l’égard de ces comportements. Ainsi aucune réaction suite à l’affaire Georges Tron dont le procès organisé en décembre 2017 n’a été renvoyé que sur la forme. Il est toujours mis en examen pour des faits extrêmement graves de viols et d’agressions sexuelles sur deux plaignantes.

Dans ces 2 cas, la présomption d’innocence ne peut pas être le prétexte à l’absence de réaction. Alors que Serge Dassault est président de la plus importante des commissions du département, celle des Finances, Georges Tron a, quant à lui, été choisi par la majorité pour être rapporteur d’une MIE (Mission d’Information et d’évaluation) et pour rencontrer au nom du Département le ministère du budget.

L’absence pesante de commentaires du président du Département et de sa majorité entache toute l’Essonne et toute l’Assemblée départementale. Alors que l’Essonne fête ses 50 ans et se veut une Terre d’avenirs, l’image de notre département ne peut continuer à être dégradée.

Pour que 2018, soit l’année de l’éthique et de l’exemplarité, M. Durovray doit s’exprimer et prendre ses responsabilités au plus vite !

Parce que nous refusons d’être associés à ce déni, aux choix de François Durovray et de sa majorité, nous ne participerons pas aux vœux du président du Conseil départemental mardi 16 janvier. Il est impensable pour nous d’être associés d’une quelconque manière à ces élus.