Nouvelle politique départementale du sport : quelques trous dans la raquette !

Communiqué

Difficile pour la majorité d’innover vraiment en matière de politique du sport tant la gauche avait doté ce secteur de «moyens généreux et couvrant un large spectre des besoins » depuis de nombreuses années.  Les seules vraies nouveautés décelées sont : la volonté de « diversifier les financements » des clubs (même les clubs d’entreprises), via les collectivités de proximité (villes et interco) et le mécénat mais aussi, l’empilement de nouveaux dispositifs et la multiplication de nouveaux critères dont le non-respect pourra  entrainer la diminution voire l’absence de subvention départementale. Quand on voit le succès du dispositif tremplin et ses myriades de critères d’éligibilité, on peut légitimement s’inquiéter de la capacité des associations sportives à obtenir des subventions départementales.

A cet effet, notre groupe a présenté 2 amendements au vote de l’assemblée. L’un permettant de prendre en compte dans le critère d’éligibilité « soutien de la collectivité locale de référence » aux clubs sportifs, les aides matérielles et pas uniquement les subventions (ceux-ci étant souvent plus couteux). L’autre, proposant une réelle équité que celle martelée par la vice-présidente  Sophie Rigault, en octroyant aux clubs de moins de 30 licenciés des villes relevant des dispositifs de politique de la ville, le même montant de subvention que ceux situés dans des communes relevant du dispositif de ruralité récemment voté à l’Assemblée départementale. Rejetés.

Aujourd’hui les associations sportives ont besoin de subventions exceptionnelles pour monter des projets spécifiques … mais elles ont surtout besoin de subventions de fonctionnement pérennes pour inscrire leurs actions dans la durée !