Une nouvelle politique jeunesse déjà en échec !

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A l’occasion de la 3ème décision modificative du budget 2016 du Département, la majorité de droite a admis l’échec du lancement de sa nouvelle politique jeunesse.

Promue à grand renfort de communication et votée seulement le 17 octobre dernier, nous avions dénoncé une délibération peu ambitieuse, aux critères volontairement restrictifs, et dont le seul objectif était de faire de nouvelles économies budgétaires sur le dos des essonniens. Ainsi, alors que jusqu’en 2015, le Département consacrait plus de 3 Millions d’euros pour la Carte jeune qui bénéficiait à 27 000 jeunes par an (300 000 jeunes sur 15 ans), seulement 1 Million d’euros avaient été budgétés pour ce nouveau dispositif en 2016. En outre, il ne restait que 2  mois pour les jeunes pour déposer un dossier. Un objectif de dépense irréaliste pour un dispositif mort-né.

En séance publique, lundi 21 novembre, la Majorité départementale a retiré 1 085 521€ au financement de son dispositif et mise désormais sur un maximum de 180 jeunes participants. Et encore, c’est sans doute optimiste…

 

Pour 2017, seulement 900 000 € sont prévus pour le financement de ce dispositif. En année pleine, cela fait encore 2.1 Millions d’euros de moins qu’en 2015. Ce dispositif qui demande la «contrepartie d’un engagement bénévole » de 40 ou 35h préalable avant le dépôt de dossier pour «  l’autonomie et la responsabilisation des jeunes » entre 17 et 25 ans,  ne pourra être sollicité qu’une seule fois et devra s’inscrire uniquement dans le financement des besoins scolaires ou de santé ou de transport ou de logement. Nous avions déjà critiqué la vision paternaliste et infantilisante qui ressort de l’astreinte au bénévolat pour des jeunes essonniens, qui pour beaucoup d’entre eux, quand ils en ont les moyens, sont déjà investi et pour les autres doivent déjà travailler pour financer leurs études et projets. Nous voyons désormais que ce dispositif est une telle usine à gaz, que ses modalités, ses délais et son organisation dissuaderont les jeunes d’y prendre part. Il s’agit donc bien d’un dispositif mort-né et de la fin de l’action départementale envers la jeunesse et l’aide à leurs initiatives.