Le Progrès de l’Essonne #4

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La majorité de droite s’enferme dans sa stratégie partisane

Madame, Monsieur

Depuis 18 mois, la droite essonnienne utilise le Conseil départemental de l’Essonne et tous ses vecteurs de communication avec une seule obsession : faire passer l’idée dans l’opinion publique que « la gauche c’est terrible, la droite c’est formidable ! ».

Cette idée si basique, ce manichéisme si enfantin, populiste même est pourtant l’axe de communication choisi par François Durovray et sa majorité pour faire peser sur la gauche la responsabilité de leurs propres choix, mais aussi pour préparer les futures échéances électorales. Il ne s’agit pas là de confronter des programmes ou même des idées économiques libérales face à des idées progressistes, il s’agit d’abaisser le niveau du débat au plus bas possible.

Car ne nous y trompons pas, si l’affaire des soi-disant fausses factures a permis de légitimer, à leurs yeux, leur disproportionnée hausse d’impôt, elle a été aussi au cœur de leur argumentaire partisan lors des élections régionales.

On ne peut d’ailleurs que souligner la symétrie de méthode entre la majorité de droite essonnienne et la majorité de Valérie Pécresse à la région Île-de-France ou même en son temps François Durovray à Montgeron : un audit forcément impartial et indépendant suivi de pseudo révélations infondées ou exagérées afin de dénigrer la précédente majorité et démontrer ainsi une « situation jugée catastrophique ».

Le ou la président-e étant ensuite présenté dans la communication institutionnelle comme un quasi sauveur messianique pour la collectivité.

Ce qui n’empêche pas ces mêmes majorités, dans un registre schizophrénique de se féliciter de la réussite de l’Essonne ou de l’Île-de-France lors de telle ou telle inauguration de projets pourtant portés par leurs prédécesseurs sans jamais citer ces derniers.

Malheureusement ces méthodes peu modernes alimentent le sentiment d’impuissance de la classe politique voire du « tous pourris ». Et ce sont nos concitoyens qui, au final, subissent les conséquences de ces mesures.

Face à cette dérive politicienne, séance après séance, j’appelle la droite à se ressaisir et à penser au bien commun.

Séance après séance, je propose un travail collectif transpartisan sur les dossiers d’intérêts départemental. Séance après séance, je demande au Président de prendre de la hauteur et d’être le Président de tous les Essonnien-nes.

Malheureusement, la majorité de droite s’enferme progressivement dans le déni et dans un entre-soi : l’Essonne n’a jamais été en faillite, la hausse d’impôt n’était pas nécessaire, comme en atestent les 35 millions d’euros d’éxédent constatés au compte administratif 2015.